dimanche 23 mars 2008

Il vous précède en Galilée


Tous, nous avons connu la mort, une brisure dans notre vie. Tous, nous avons gardé au cœur la nostalgie d’un monde d’innocence et de justice, quelque chose de l’esprit d’enfance. Serons-nous un jour établis dans la plénitude de l’être ?

Ceux que la mort a frappés par la faim, par la guerre, par le cancer ou le sida, par les cadences infernales ou l’explosion d’une mine, par un tsunami, un tortionnaire au fond d’une geôle ou l’indifférence d’un monde repu verront-ils un jour leurs souffrances effacées et leurs larmes séchées ?

Où est la lumière ?

« Pourquoi tout ce trouble, et pourquoi des doutes montent-ils en votre cœur ? Voyez mes mains et mes pieds ; c’est bien moi ! Palpez-moi et rendez-vous compte qu’un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’en ai. » Ayant dit cela, il leur montra ses mains et ses pieds. Et comme, dans leur joie, ils ne croyaient pas encore et demeuraient saisis d’étonnement, il leur dit : « Avez-vous ici quelque chose à manger ? » Ils lui présentèrent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea devant eux. » (Luc, 24, 38-43)

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