vendredi 16 mai 2008

O.G.M. et autres poisons...




















Il est plutôt curieux, en ces temps où nombre de gens avalent, inhalent, boivent ou s’injectent quantité de substances toxiques (à commencer par certains médicaments psychotropes !), d’assister à tout ce remue-ménage autour des OGM.
Ceux qui en contestent l’innocuité peinent à en prouver la nocivité. Ceux qui en prônent la diffusion font aisément fi du principe de précaution. Le débat est, à l’évidence, biaisé et la controverse se nourrit d’arrière-pensées politiques.
Dans le même temps, l’alcool continue de faire en toute légalité des ravages (et de plus en plus parmi les jeunes) sans que personne n’ose s’attaquer résolument à ce fléau.
Des plateaux de télévision offrent même une tribune aux jérémiades d’une industrie hôtelière prétendument en crise (dans une France première destination touristique mondiale…) à qui le gouvernement a le front de vouloir imposer l’installation d’éthylotests dans certains établissements notoirement exposés. Il paraîtrait que les conséquences financières de cette mesure seraient telles, si elles n’étaient prises en charge par l’Etat, qu’elles acculeraient débits de boissons, bars, pubs et autres discothèques à la faillite !

On voit par là, une fois de plus, toute la difficulté qu’il y a dans notre pays à faire prévaloir le bien commun sur les intérêts particuliers.

Il en va ainsi dans tous les domaines, et l’on se prend à imaginer d’autres répliques au « séisme » du joli mois de mai. L’onde de choc que provoquerait cette fois la révolte des affamés, des bâillonnés, de tous les laissés-pour-compte de la planète se propagerait (qui sait ?) depuis la Birmanie, la Chine ou le Tibet et n’épargnerait pas notre monde impénitent.

Par chance, on n’en est pas là, à l’heure d’une mondialisation qu’on dit heureuse…
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