mardi 27 mai 2008

Zéro de conduite ?














De retour des Etats-Unis, je suis atterré par le comportement des Français au volant. On a si souvent critiqué la violence de la société américaine – qui est bien réelle – en arguant notamment des épisodes récurrents de ces meurtres collectifs et aberrants (actes de « serial killers » ou de détraqués) dont Michael Moore nous a livré l’autopsie exemplaire dans «Bowling for Columbine», qu’il faut rendre justice à la prudence et à la courtoisie des conducteurs d’outre-Atlantique.

Je ne prétendrai certes pas que l’homme (ou la femme) américain est meilleur qu’un autre, mais force est de constater l’efficacité d’un système éducatif (et répressif !) qui épargne aux Américains l’hécatombe que nous tolérons sur nos routes.

Le comportement au volant de beaucoup de nos compatriotes est à l’image de la société que leurs parents leur ont léguée : un monde du chacun pour soi, de la débrouillardise et de la roublardise où l’autre n’a plus de visage.

Mais l’espérance toujours demeure – la petite fille Espérance… – et, comme depuis l’aube des temps, c’est la jeunesse qui l’incarne. Nous en voyons chaque jour les prémices, et il est rafraîchissant, dans notre monde où l’image est reine, de voir la générosité de jeunes collégiens et lycéens saluée par les médias. Cette « Palme d’or » qui honore le jury de Cannes et son président, Sean Penn, vaut reconnaissance symbolique et témoigne de cette espérance dont la jeunesse porte le flambeau.

Enregistrer un commentaire