vendredi 13 juin 2008

Blacks, blancs, beurs













L’heure du sacro-saint « bac » approchant, si j’étais examinateur, je proposerais volontiers à la sagacité des « potaches » ce sujet sarkosien et post soixante-huitard :

« Les normes peuvent-elles être, d’une façon générale, autre chose que des consensus idéologiques dont les sciences humaines pourraient rendre compte ? » (Luc Ferry).

Après une année d’une pratique de la présidence qui se voulait marquée au sceau de l’authenticité personnelle – et semblait donc assumer pleinement la revendication d’autonomie de l’individu qui sous-tend l’individualisme contemporain –, Nicolas Sarkosy, sous la pression de l’opinion publique, s’est vu contraint de revenir à la pratique, instituée par ses prédécesseurs, d’une « monarchie républicaine » devenue la norme.

Instruit, sans doute, par l’expérience giscardienne, notre président connaît la sanction que le peuple (ultime souverain) ne manquerait pas d’infliger à celui qui s’écarterait par trop de cet équilibre (ce compromis ?) subtil entre les deux pôles monarchique et républicain (tout à la fois norme implicite et « précipité » de notre Histoire nationale) qu’incarnait indiscutablement de Gaulle et que les institutions de la Ve République ont consacré.

A la lumière de cet infléchissement imposé à la pratique présidentielle, on peut s’interroger sur l’évolution que pourraient connaître nos institutions sous l’effet des contradictions suscitées par la mondialisation.

Les Français, victimes d’une sorte de fatalité oedipienne et de cette méconnaissance qui entraîne aveuglement et répétition, seraient-ils, comme en 1789 et 1968, une nouvelle fois tentés de « tuer le père » (la VIe République que proposent certains n’étant qu’un retour à la IVe République et à l’impuissance du système des partis) ou bien ont-ils – le Président comme tous les autres citoyens – enfin subi la « castration symboligène » (Françoise Dolto) qui rend adulte en rendant au père sa fonction symbolique de représentant (et non pas origine !) de la Loi à laquelle tous sont soumis ?

En ces temps difficiles, c’est plus que jamais l’union de l’équipe France qui permettra à notre pays de tenir sa place dans la compétition internationale, non seulement au « foot » mais également dans le concert (hélas, très cacophonique !) des nations.

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