dimanche 27 juillet 2008

From her beacon-hand glows world-wide welcome...




















25 juillet 2008. Nous sommes à quelques mois des élections présidentielles américaines et le futur candidat démocrate, Barack Obama, fait aujourd’hui une escale politique à Paris.
C’est l’occasion pour « Le Monde » d’interroger ses lecteurs sur l’idée qu’ils se font du jeune sénateur de l’Illinois. Les propos d’une internaute, visiblement au fait des réalités de l’Amérique où elle réside actuellement, attirent mon attention : « Il serait inquiétant, écrit-elle, qu’un homme de 71 ans dirige une puissance mondiale dans un monde où plus de la moitié de l’humanité a moins de 20 ans. Qu’on le veuille ou non, son cadre de référence est d’une autre époque. »

Foin du « jeunisme », mais au-delà d’un engouement de surface – de ces toquades dont les Français sont coutumiers – et du rejet massif des politiques comme des méthodes de l’actuelle administration (on devrait dire, dans notre langue : gouvernement), l’attrait que suscite Barack Obama est en effet largement dû à sa jeunesse et à son « parler vrai ».

Pour nous autres, Européens, il est au moins rassurant de pouvoir à nouveau projeter sur un homme l’image de l’Amérique, à la fois mythique et réelle, qu’incarnèrent autrefois (après Abraham Lincoln…) John F. Kennedy et Martin Luther King.
N’oublions pas, cependant, que l’un comme l’autre furent broyés par l’impitoyable Moloch…

Qui, de Marx ou de Tocqueville, finira par avoir raison ?
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