lundi 2 mars 2009

What lips my lips have kissed...














Un temps maussade en ce début mars ; un hiver qui n'en finit pas de nous infliger ses frimas ! La crise économique, de jour en jour aggravée ; les conflits - du Darfour à l'Afghanistan, de Gaza à la RDC - indéfiniment prolongés... Difficile d'échapper au pessimisme ambiant !

Tirant argument du succès du film "Twilight " (Roméo et Juliette version vampires) et sans doute soucieux de combattre la crise en même temps que la morosité, TF1 nous incitait ce soir dans son journal de 20 heures... à aller au cinéma.

Amateur du septième art - donc, aussi, du cinéma fantastique ("Le testament d'Orphée ", "La Belle et la Bête " ; l'oeuvre de René Clair ; celle de Fritz Lang : quels merveilleux souvenirs de matinées au ciné-club !)-, je confesse pourtant un faible pour la poésie romantique (eh, oui, j'assume jusqu'au "I fall upon the thorns of life, I bleed " de Shelley !). C'est pourquoi ma nostalgie prendra ce soir la forme d'un poème :

What lips my lips have kissed, and where, and why,
I have forgotten, and what arms have lain
Under my head till morning; but the rain
Is full of ghosts tonight, that tap and sigh
Upon the glass and listen for reply;
And in my heart there stirs a quiet pain
For unremembered lads that not again
Will turn to me at midnight with a cry.
Thus in the winter stands a lonely tree,
Nor knows what birds have vanished one by one,
Yet know its boughs more silent than before:
I cannot say what loves have come and gone;
I only know that summer sang in me
A little while, that in me sings no more.


Edna St. Vincent Millay
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