mardi 21 avril 2009

A propos d'excuses...



Gaulliste depuis bien longtemps (je mentionnerai ici, pour faire bref et pour qu’on me situe, mon soutien à l’UDT de René Capitant et Louis Vallon, puis mon engagement auprès de Michel Jobert), j’appartiens à une génération qui ne pardonna jamais à la SFIO de Guy Mollet ses reniements, dont le plus grave fut à coup sûr celui de 1956. Ceux de mes concitoyens à qui reste un peu de mémoire ou qui ont quelque culture historique sauront de quoi je parle...

Ceci pour dire que je ne peux pas être, n’ai pas été et ne suis toujours pas un partisan de Ségolène Royal. Mais trop, c’est trop ! Comment n’être pas aujourd’hui révolté, écœuré, par la lâcheté, voire la vilenie, de ces journalistes hypocrites et fielleux comme de ces politiciens, jeunes ou vieux, en mal de maroquins ou dévorés d’ambition, qui ne s’entendent que pour fustiger, vilipender, invectiver, tourner en dérision l’ancienne (et, quoi qu'on en ait, courageuse !) candidate à la présidence de la République ?

On ne peut qu’être révulsé par cette propension au lynchage – fût-il seulement médiatique – à laquelle, par rancune et dépit, par machisme et jalousie, par opportunisme aussi, cèdent tant de pleutres qui affichent sans vergogne leur prétention à nous éclairer et à nous guider.

Devant le triste spectacle que nous offre la vie politique actuelle, alors que tant de problèmes, avivés par la crise, requièrent des solutions courageuses, en rupture avec des décennies de conservatisme, d’inertie, de veulerie morale et de paresse intellectuelle , on se prend à rêver pour notre pays d’un Obama, faute de trouver chez nos marionnettes de Canal l’énergie, la vision, l’ambition d’un Clémenceau, d’un de Gaulle ou d’un Mendès-France.

José Luis, Angela, mais surtout vous, mes compatriotes, devrions-nous consentir à leur pardonner, au seul motif qu’ils ne sauraient pas ce qu’ils font ?
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