vendredi 22 mai 2009

Européennes















A l’approche des élections européennes du 7 juin, on assiste à un pilonnage insidieux en faveur de l’écologie. Cela va des brefs «sujets» abordés quotidiennement dans les différents journaux télévisés aux émissions dûment « labélisées » telles Ushuaia, opportunément programmées, en passant par les inévitables interventions d’un ex-leader de la jeunesse rouge repeint en politicien vieillissant mais encore vert…

La publication, jour après jour, de sondages censés refléter l’évolution de l’opinion mais en réalité présentés de manière à subtilement l’orienter n’a guère permis jusqu’ici d’éclairer les citoyens sur les enjeux du scrutin.

Les arguments des opposants à la politique menée par la Commission de Bruxelles durant la précédente mandature ne font l’objet d’aucun débat sérieux. A trois semaines d’un vote important, il est beaucoup question du Festival de Cannes, mais on attend toujours l’émission qui mettrait face à face des représentants de toutes les listes en présence en leur accordant le temps nécessaire pour exposer et défendre leurs positions en un débat ouvert, contradictoire.

On voit bien, au demeurant, tout le parti que les « grandes listes » peuvent tirer d’une opposition sciemment réduite au verbe haut, aux slogans réducteurs et à l’argumentation simpliste des partisans de l’extrême-droite alors que restent pratiquement inaudibles les voix minoritaires des « petites listes » du Modem au NPA, au Front de gauche et à Debout la République…

En resteront nous à cette caricature du débat démocratique ?
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