vendredi 1 mai 2009

Premier Mai
















Ils sont les ennemis de l’espoir ma bien-aimée
de l’eau qui ruisselle, de l’arbre à la saison des fruits,
de la vie qui pousse et s’épanouit.
Car leur front est marqué du sceau de la mort,
- dent pourrie, chair décomposée –
ils vont disparaître à jamais.
Et bien sûr ma bien-aimée, bien sûr,
sans maître et sans esclaves
Ce beau pays deviendra un jardin fraternel !
Et dans ce beau pays la liberté
ira de long en large
magnifiquement vêtue
de son bleu de travail.


Nazim HIKMET, Les ennemis
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