mardi 8 décembre 2009

Stella Maris...


















On attribue au féminin toute une dimension de tendresse, finesse, vitalité, profondeur, intériorité, sentiment, réceptivité, don de soi, sollicitude et accueil, dimension qui s’exprime dans l’existence humaine de l’homme et de la femme. Ces qualités ont leur fondement ultime en Dieu lui-même, qui dans l’histoire du salut a également manifesté des dimensions féminines. Les textes sacrés le présentent comme une mère qui console (Is 66-13), toujours proche du fils de ses entrailles (Is 49,15 ; Ps 25,6 ; 116,5), l’élevant tendrement jusqu’à son visage (Os 11,4) et qui, au terme de l’histoire, telle une grande et généreuse mère, séchera les larmes de nos yeux (Ap 21,4). Dieu n’est pas seulement Père d’infinie bonté, il est aussi Mère de tendresse sans limite. Le salut qui s’est accompli dans l’histoire montre bien la douceur et le caractère accueillant de Dieu-Mère. Marie fut l’instrument privilégié de cette dimension féminine [1].

...Ora pro nobis

Il convient de partir de l’expérience humaine dans son évidence quotidienne. A toute heure, il nous arrive de ne pas pouvoir, pour une raison ou pour une autre, satisfaire nous-mêmes certaines de nos nécessités. Alors, nous prions quelqu’un de nous prêter un peu d’huile, de nous remplacer dans un travail, de nous rapporter du marché un kilo de haricots, de nous acheter un ticket d’autobus. D’autres fois, nous avons besoin d’aide pour résoudre quelque problème intérieur, nous sommes en quête d’une parole qui nous permette d’y voir plus clair, nous demandons pardon et compréhension, nous sollicitons une faveur, l’intervention de quelqu’un qui pourra nous aider à trouver une solution. La vie est remplie de situations semblables et tissée de ces relations de solidarité, d’aide mutuelle. Nous faisons l’expérience de ce que dom Helder Camara décrit si génialement :

Personne n’est si riche qu’il ne puisse recevoir, personne n’est si pauvre qu’il ne puisse donner.

Nous sommes immergés dans les nécessités humaines, les appels à l’aide, les attentions de la solidarité [2].
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[1] Leonardo BOFF, Je vous salue Marie, L’Esprit et le féminin, traduit du brésilien par Christine et Luc Durban, Paris, Cerf, 1986, p. 17.
[2] Ibid., p. 80-81.
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