dimanche 28 février 2010

A ma mère





















"...toute maternité s'accomplit dans une merveille de silence. Longtemps on ne s'aperçoit pas de son état. Puis l'enfant ne se décèle qu'à de très faibles frémissements. Sa mère lui parle, le rêve, s'en inquiète, s'en amuse, et tout reste intérieur, fin comme une pensée.
(...)
On n'est pas mère par la matrice, on l'est par l'esprit et le visage ouvert. Pas de maternité qui ne reçoive, grâce à un seul enfant, le monde entier comme un enfant, et ne pose sur lui les gestes arrondis de la chaleur, de la nourriture, de la sollicitude. Pas de maternité sans le voeu ardent de la paix, parce que chaque violence commise dans le monde meurtrit sa chair profonde, et inscrit d'irréparables blessures."

France QUERE, Marie, Paris, Desclée de Brouwer,1996, p. 61 et 180.
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