jeudi 25 mars 2010













Il faut saluer comme il convient la victoire d'Obama et de ceux qui l'ont indéfectiblement soutenu - au premier rang desquels l'infatigable "leader" démocrate de la Chambre des Représentants, Nancy Pelosi - car c'est avant tout la victoire de la justice.

C'est aussi celle de l'honnêteté, du courage et de la ténacité en politique.

Néanmoins, l'avancée décisive que représente la réforme du système de santé américain, pour capitale qu'elle soit (en ce qu'elle permettra de fournir une couverture médicale à une trentaine de millions d'Américains qui en étaient jusque là dépourvus), ne saurait satisfaire l'ambition de ce jeune président : réformer en profondeur, dans le sens d'une plus grande justice sociale, la société de son pays. En dépit d'oppositions farouches, la tâche que s'est fixée Obama reflète bien les aspirations de son électorat. Il se doit de ne décevoir ni la jeunesse ardente ni les forces vives d'une nation optimiste qui l'a choisi dans un immense élan de confiance et d'espérance.

A l'extérieur: mettre un terme à la guerre d'Afghanistan, parachever le retrait des troupes d'Irak, favoriser une solution acceptable par les deux parties au conflit israélo-palestinien; à l'intérieur : faire une juste place aux 11 ou 12 millions d'immigrés "illégaux" qui, bien que non reconnus, contribuent par leur travail, à la prospérité de l'Amérique, endiguer une violence endémique que nourrissent les trafics de drogues et la diffusion incontrôlée des armes, renforcer le système d'éducation (notamment dans les zones urbaines les plus défavorisées), améliorer et moderniser les infrastructures (routes et ponts, ports et aéroports): tels sont quelques-uns des défis qui attendent encore Obama.

De quoi occuper les deux dernières années de sa mandature et peut-être même un second mandat...
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