mardi 16 novembre 2010

L'Europe, l'Europe, l'Europe... ?




















Une phrase me paraît résumer parfaitement le défi auquel sont aujourd'hui confrontés les gouvernements de l'Europe (et au premier chef notre Président de la République et son gouvernement, qui se réclament tous deux du volontarisme gaulliste...) ; je l'emprunte à Benny Lévy [1] : "Est-ce que l'Europe peut être autre chose qu'un sous-ensemble du marché mondial ?"

Face aux périls qui menacent notre société (et il ne s'agit pas seulement de notre bien-être matériel !) nos gouvernements auront-ils la lucidité et le courage de se porter aux avant-postes, aux côtés de la Grèce, du Portugal et de l'Irlande - trois pays, trois nations auxquels notre « maison commune » doit tant (de la philosophie à la démocratie, des grands explorateurs de la planète à la musique et à la poésie) ? Ou bien l’égoïsme national et le repli sur soi l’emporteront-ils sur le devoir de solidarité ?

Il en va de notre crédibilité contre le cynisme des « marchés », bien sûr, mais plus encore de nos valeurs !

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[1] Alain FINKIELKRAUT, Benny LEVY, Le Livre et les livres, Paris, Verdier, 2006, p. 57.


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Nouveau gouvernement, nouvelle politique ?

"Un gouvernement n'est qu'un instrument, l'instrument d'une politique dont l'inspiration appartient au chef de l'Etat. C'est à la lumière de cette définition - qui rend compte de la réalité politique dans le régime présidentiel - qu'il convient d'apprécier la portée du remaniement ministériel. On doit, de ce point de vue, distinguer deux sortes de remaniements : les uns ayant un caractère technique, ont pour but de modifier la structure ou la composition du ministère, en vue de lui donner plus d'efficacité dans la poursuite d'une politique inchangée; les autres, ayant une siginification politique, ont pour fin d'adapter le gouvernement à un changement de la politique présidentielle."

René CAPITANT, 14 janvier 1966 in Ecrits politiques,Flammarion, 1971, p. 314.



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