jeudi 9 février 2012

Et un sourire






















La nuit n'est jamais complète
Il y a toujours puisque je le dis
Puisque je l'affirme
Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée
Il y a toujours un rêve qui veille
Désir à combler faim à satisfaire
Un coeur généreux
Une main tendue une main ouverte
Des yeux attentifs
Une vie la vie à se partager.

Paul ELUARD, Le phénix (1951), Paris, Gallimard, 1968. Collect. "La Pléiade", T. 2,  p. 444.