samedi 12 mai 2012

L'éducation (encore et toujours)














« Puisque tout recommence toujours, ce que j’ai fait sera, tôt ou tard, une source d’ardeurs nouvelles après que j’aurai disparu. »
 Charles de Gaulle, Mémoires de guerre. Le Salut


"S'il y a une France identique à elle-même au-delà des circonstances qui en constituent le cheminement d’ombre et de lumière, cette France-là ne s’accomplit, dans son être, dans sa destinée, dans sa parole de vie et jusque dans la mort même de sa parole que par l’incarnation de l’esprit dans la terre de France, que par la transmutation de cette terre en termes d’esprit, d’intelligence, de sacrifice, de géopolitique transcendantale." 
Dominique de Roux, De Gaulle.

Nous sommes dans l’histoire immédiate. Ainsi le veut l’accélération du temps et des rythmes de vie à l’époque contemporaine.


Le temps paraît manquer pour la réflexion.
La société de l’information, avec son bombardement incessant de nouvelles non hiérarchisées et rarement mises en perspective, accouche, victime de ses propres contradictions, de son contraire : la désinformation. Insidieusement, l’information ainsi dévoyée entrebâille la porte à la propagande. Aliénation.


Un autre aspect aliénant de l’époque me paraît dû à l’oubli de l’Histoire. Par légèreté ou délibérément, les responsables politiques en charge de l’éducation nationale ont, durant des décennies, négligé la place que devait tenir dans les programmes scolaires l’enseignement de l’Histoire.
Dans un pays ouvert au monde, à la modernité, et qui se veut accueillant aux flux migratoires favorisés par la mondialisation, c’est à l’éducation nationale (donc, par définition, civique) que revient désormais le rôle d’exposer et d’expliquer la longue chaîne d’événements, d’œuvres d’art et de littérature, de traditions mais aussi de sacrifices qui peuvent fonder en raison le sentiment d’appartenance à une communauté nationale.
A cet égard, il serait bon d’étudier de près l’exemple américain afin, peut-être, de s’en inspirer.
Dans une société devenue, dans les faits, multiculturelle, c’est aux institutions – et, au premier chef, à l’école – qu’il incombe de prendre le relais de traditions familiales désormais multiples et diverses. (Ceci est d’autant plus nécessaire, la conscription ayant été abolie, que l’école reste la principale voire l‘unique institution à laquelle revient cette tâche d’édification du lien social.).

Enregistrer un commentaire