samedi 19 janvier 2013

Liberté et responsabilité : les droits du citoyen

DROITS D'ETRE ET DROITS  A AVOIR
















 "Dans une démocratie de liberté et d'égalité des chances, la garantie des droits imprescriptibles du citoyen de raison, libre et responsable, et la garantie de l'éducation et de la santé pour tous donnent les moyens  de l'épanouissement à tous ceux qui s'emploient à s'insérer dans le monde du travail. L'éducation et la santé publiques servent de support à l'ascenseur social qui permet à chacun de s'élever dans l'ordre social à la mesure de ses efforts.
Les droits imprescriptibles du citoyen de raison sont les "droits d'être", conçus par deux mille ans de pensée gréco-latine et judéo-chrétienne, et proclamés par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen : droits civiques et politiques (droits de vivre libre et en sécurité, de  penser, de s'exprimer, de s'associer, de se déplacer, de travailler, de contracter librement et d'entreprendre), et droits de propriété (propriété mobilière et immobilière, intellectuelle, image et réputation). Ces droits "de" : de vivre, de penser, de propriété, d'entreprendre, etc., sont des droits d'être un citoyen de raison, libre et responsable de ses actes. Ils incluent les droits d'être éduqués et en bonne santé, qui sont les deux droits réels fondamentaux constitutifs de l'autonomie du citoyen responsable. Ils s'opposent aux droits "à avoir" : droit automatique sans effort et sans contrepartie, à un travail, à un logement, à une carte de circulation gratuite, etc., et surtout à un revenu garanti sans contrepartie.
Les "droits d'être" sont des droits constitutifs de la liberté de l'homme. Ils protègent le citoyen contre toutes les formes d'oppression et de prédation.
Les "droits à avoir" sont des droits de tirage sur la société et les contribuables car les droits "à" ont une spécificité qu'il faut cesser de passer sous silence : quelqu'un paie pour que les bénéficiaires des droits "à avoir" puissent les exercer. Et ce n'est pas l'Etat."

Christian SAINT-ETIENNE, France : état d'urgence, Une stratégie pour demain, Paris, Odile Jacob, 2013, p. 69.

vendredi 11 janvier 2013

Du "mariage pour tous" et de l'adoption,


"C'est ... une méprise, à tout le moins un malentendu, qui fait croire aux couples composés de personnes de même sexe qu'en obtenant le droit à l'enfant ils deviendront "comme les autres". Car les autres dont il s'agit ne disposent pas d'enfants. Ils donnent la vie. La vie humaine se donne ou se reçoit. Elle ne fait pas l'objet d'un droit. L'ampleur du malentendu apparaît dans toute sa simplicité lorsqu'on analyse les droits ouverts par la loi du point de vue des enfants.

La question n'est pas en effet de savoir si des parents de même sexe seraient ou non de bons parents, mais si les enfants dont on aurait a priori décidé d'altérer la filiation biologique vivraient heureux. Interrogés à partir du point de vue des enfants et non plus de celui des parents, deux tiers des Français sont opposés à l'adoption par des couples de même sexe, selon le dossier de l'Union nationale des associations familiales (UNAF) pour son audition à l'Assemblée nationale."

Jérôme VIGNON (Président des Semaines sociales de France), Chrétien et progressiste, j'irai manifester contre le "mariage pour tous in "Le Monde" daté du Jeudi 10 janvier 2013.